Expertises

Nos expertises


Compétence - Réactivité - Engagement

Participer activement à la lutte contre le crime en se donnant les moyens de détection, de prévention et d’analyse et en mettant son expertise au service de la justice et du justiciable. Pour cela, nous formons nos scientifiques et techniciens sur les matériels de haute technologie et nous nous engageons à répondre à toute demande de mission dans des délais courts, sur présentation d’un devis précis et détaillé.

 

 

Documents et écritures

L'expertise en comparaison d'écritures manuscrites (à ne pas confondre avec la graphologie !) consiste à prendre en compte un ou plusieurs écrit(s) dont la provenance est inconnue (ex. une lettre anonyme) ou en cas de doute sur leur authenticité (ex. un testament), puis de les confronter avec des documents écrits et/ou signés par une ou plusieurs personne(s) présumée(s) en être le ou les auteurs.
Il s'agit d'étudier l'ensemble de ces écritures afin d'en dégager les caractéristiques principales : s'agit-il d'écritures cursives, scriptes, typographiques ?, de détecter de possibles signes de déguisement ou d'imitation, de déterminer si nous sommes en présence d'un ou plusieurs scripteurs / signataires, etc.

L'analyse intrinsèque du document peut être complétée par une analyse technique utilisant les propriétés d'absorption ou de réflexion de la lumière, de transparence ou de fluorescence des encres (et/ou du support) analysées sous illumination allant de l'ultraviolet à l'infrarouge. Elles permettent ainsi, par exemple, de détecter des ajouts ou intercalations d'éléments graphiques, des caviardages ou toutes autres sortes de manipulations frauduleuses. Ces procédés peuvent aussi être complétés par des méthodes séparatives telles que la chromatographie en phase gazeuse, qui est fondée sur une séparation puis une analyse des différents composants de l'encre.

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Analyse d'une scène d'infraction ou de sinistre par numérisation 3D

Des mesures doivent être prises rapidement après un délit, un crime ou un sinistre (accident, incendie, inondation...) pour éviter la pollution des lieux et la dégradation des preuves. Nos experts utilisent le scanner laser 3D Faro, qui permet un relevé 3D précis et détaillé et une capture de la scène avant que le site ne soit nettoyé. Ils pourront par la suite examiner les données tout à loisir : angles de vision, trajectoire balistique, analyse des projections de sang, etc. Ils fourniront aux donneurs d’ordres (enquêteurs, magistrats, experts...), non seulement la possibilité d’examiner eux-mêmes la scène, mais également un rapport détaillé, illustré et commenté, retraçant et reconstituant les faits. Cette preuve numérique pourra aussi être présentée aux jurés lors d’un procès en Cour d’assises.


Analyses physico-chimiques

Ces analyses occupent une place très importante en criminalistique. Elles permettent de comparer deux échantillons inconnus (similitudes et/ou différences), de taille pouvant être inférieure au millimètre, soumis à expertise comparative mais également, dans l'idéal, de déterminer leur composition chimique (analyse élémentaire, etc.). Les échantillons peuvent être des liquides ou des solides (poudre, etc.) : verres ; sables ; argiles ; fibres (textiles, cordages...) ; peintures (automobile, bombes aérosol...) ; colles ; vernis ; colorants ; plastiques ; adhésifs ; papier ; bois ; encres (par exemple encres de sécurité des documents fiduciaires) ; résidus de tir ; etc. Les échantillons sont prélevés (sur autorisation préalable du juge en matière d'expertise pénale) , préparés si nécessaire selon une méthode spécifique (pastillage, etc.), et soumis aux examens. Ceux-ci reposent sur des méthodes séparatives : chromatographie en phase gazeuse ou liquide couplée à un spectromètre de masse (GC-MS ou LC-MS), etc. et/ou des méthodes spectrométriques : spectrométrie d'absorption UV-visible, spectrométries vibrationnelles (infrarouge et Raman), spectrométrie de fluorescence X, etc. Ces examens peuvent être complétés par une caractérisation morphologique de l'échantillon par microscopie : microscope photonique ou microscope électronique à balayage (MEB) permettant d'obtenir des grossissements allant jusqu'à plusieurs millions de fois.


Balistique

Au cours d'un tir, balles et douilles vont se trouver en contact avec divers éléments de l'arme qui vont y imprimer leurs marques ; en fonction du type d’arme : percuteur, éjecteur et extracteur laisseront des traces sur la douille. Si elles sont présentes, les rayures situées à l'intérieur du canon mais également ses irrégularités laisseront une empreinte sur la balle au moment de son passage. Ces divers stigmates, et notamment ceux dus à l'usure ou à des dommages divers, sont propres à chaque arme ou catégorie d’armes, et constituent sa signature. Pour prouver qu’une arme suspecte a tiré les éléments de munitions retrouvés sur la scène d’infraction ou récupérés lors d'une autopsie, il faut effectuer des tirs de comparaison. Les balles et douilles obtenues sont comparées avec celles découvertes au cours de l'enquête à l’aide d'un macroscope comparateur permettant d'observer simultanément deux éléments de munitions et de les comparer par juxtaposition. Au cours d'une affaire impliquant des armes à feu, les questions auxquelles nos experts pourront répondre concernent les armes, les munitions et les conditions de tir :

 - combien d'armes ont été utilisées ?
- quelles sont les caractéristiques de ces armes (type, marque, modèle, etc.) ?
- l'arme saisie a-t-elle tiré les éléments de munitions retrouvés sur les lieux (balle, douille, bourre, etc.) ?
- quel est l'état de fonctionnement des armes saisies ?
- quelles sont les caractéristiques des munitions utilisées ?
- les balles et douilles soumises pour examen sont-elles compatibles avec les armes saisies ?
- combien y avait-il de tireurs et où étaient-ils ?
- quelle est la distance de tir ?
- quelles sont la trajectoire et la direction de tir ?

 

Anthropologie

L’Anthropologie, en tant que science holistique, tente de comprendre l’Homme dans son ensemble, dans l’espace et dans le temps, en tant qu’entité unique et paradoxalement aux multiples facettes. Cette discipline scientifique étudie l’Homme sous ses aspects sociaux et culturels, mais également au niveau biologique (anatomique, physiologique, processus évolutifs, etc.). Au niveau de l’expertise judiciaire, deux spécialités sont ainsi reconnues au niveau de la nomenclature officielle : il s’agit de l’anthropologie (G-02.02) et de l’anthropologie d’identification (G-01.02), toutes deux regroupées dans le champ disciplinaire de la criminalistique et des sciences criminelles. Ainsi, l’application des méthodes et des concepts de l’anthropologie biologique aux investigations criminelles correspond au domaine d’activité de l’Expert spécialisé en anthropologue médico-légale.

Parfois réalisées sur le sujet vivant, notamment dans le cadre de procédure d’estimation d’un âge inconnu (cas des mineurs isolés étrangers, par exemple), les expertises judiciaires sont majoritairement demandées pour apporter le maximum d’information à l’identification d’une personne décédée à partir de restes humains fortement endommagés et/ou fragmentaires, ou encore de restes osseux. Dans ce cas, un profil biologique est réalisé afin de fournir tous les éléments indispensables aux différents services de Police et de Justice. La réalisation d’une expertise en anthropologie médico-légale sur os sec permet notamment de répondre, entre autres, à ces différentes questions : 

  • Est-ce bien de l’os ?

  • Cet os est-il d’origine humaine ?

  • Quels sont les ossements représentés et à combien de personne cela peut-il correspondre au minimum ?

  • Ces ossements sont-ils récents (médico-légal) ou anciens (archéologique) ?

  • A qui appartiennent ces ossements (établissement du profil biologique) ? : 

  • Sexe

  • Age

  • Origine bio-géographique

  • Analyse anthropométrique : calcul de la stature et d’indices biométriques pertinents

  • Caractéristiques remarquables, éventuellement pathologiques

  • Observations de traumatismes et cause éventuelle de la mort.

  • Observations taphonomiques et estimation éventuelle du délai écoulé depuis le décès.