Bon à savoir...

Les sciences criminelles : quelles études pour quels débouchés ?

Les sciences criminelles, dites aussi forensiques, sont l'application de différentes méthodes pour résoudre des questions dans le domaine criminel ou légal.

 

Leur apprentissage commence par celui du droit dans sa globalité : pénal et procédure pénale bien sûr, mais aussi droit public, administratif, droit de la famille, du contentieux etc.

 

Ce cursus préalable permet d’acquérir une solide culture juridique de base, nécessaire aux diverses spécialisations dans le domaine des sciences purement criminologiques et criminalistiques.

 

Rappelons ici : la criminologie est un champ de recherches pluridisciplinaire qui étudie le phénomène criminel et qui fait appel à de nombreuses disciplines allant de la psychologie, la psychiatrie, au droit, en passant par la sociologie, les sciences pénitentiaires, ou l'économie.

 

On peut dire qu’elle englobe le « profilage », méthode encore peu répandue dans nos contrées mais largement véhiculée par les séries et films américains, qui est basée sur l’étude de l'analyse comportementale d’un individu en vue d’en déterminer le profil psychologique.

 

La criminalistique est l'ensemble des techniques mises en œuvre pour établir la preuve d'un délit ou d'un crime et d'en identifier l’auteur. Nous en présentons quelques-unes sur ce bandeau : traces et empreintes, balistique, anthropologie, documents et écritures etc. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive et s'adapte sans cesse à de nouvelles technologies.

 

Voici un exemple qui permet de mieux comprendre ces subtilités : sur une scène de crime, le technicien de scène de crime se saisira délicatement d’un mégot de cigarette posé sur un cendrier pour en prélever l’ADN ou toute autre trace permettant d’identifier le fumeur.

 

Le criminologue (profiler), quant à lui, étudiera la marque de la cigarette, la manière dont elle est posée (ou écrasée) sur le cendrier etc., sans forcément la toucher, afin de décrire le profil psychologique de celui-ci : personne raffinée ou rustre (marque de la cigarette), nerveuse ou de sang-froid, etc.

 

L’étude de ces différentes matières ouvre à un large choix de professions juridiques et judiciaires :    

 

- avocat
- magistrat
- policier ou gendarme (attention : les statuts les sont pas les mêmes !)  
- technicien ou ingénieur de laboratoire institutionnel
- agent de l'administration pénitentiaire
- enquêteur de droit privé, ou pour les assurances

 

Mais aussi :

 

- juriste spécialiste du contentieux
- enseignement et recherche
- journaliste d'investigation

 

Elles contribuent bien sûr à se préparer très efficacement aux concours et examens d’entrée ouvrant à ces différents corps de métiers.

 

Elles permettent aussi de présenter un dossier solide de demande d’inscription sur la liste des experts judiciaires tenus par chaque Cour d’Appel et par la Cour de cassation. Pour en savoir plus sur le statut d’expert de justice : http://www.cncej.org et http://www.revue-experts.com